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Boissise-la-Bertrand "terre des Arts"

Terre des moines cisterciens de Saint Maur, ‘Boccus Sedes’ est dès le moyen âge un lieu de culture et d’art. Puis, la rive gauche de la Seine devenant domaine royal, François 1er construira une demeure royale à Fontainebleau ou grands architectes et grands peintres se rencontreront. Le Primatice et Rosso en assureront la décoration. La Peinture italienne rencontre la Peinture Française; de ce brassage naîtra la première école de Fontainebleau.
Le Primatice de Bologne sera vers 1559, le parrain d'un fils d'une Jehanne Garnier et d'un peintre nommé François Bassainton. De cette union naîtra une lignée de peintres:

Augustin Garnier gravera une partie de l' oeuvre du Primatice, de Michel-Ange, du Caravage. Antoine Garnier, sera peintre et graveur du Roi en 1667. Ayant acheté une maison à Boissise-la-Bertrand, d’autres personnalités viendront le rejoindre et le village devint  un lieu de rencontre culturel. Simon Fournival, commis Général au Secrétariat des Trésoriers de France, Claude Le Rouge, secrétaire du Roi qui avait hérité de la maison de son beau père, Claude Dufer de Villeneuve, allié aux Dumée, peintre du Roi qui possédaient des terres à Boissise.
Un autre peintre aujourd'hui oublié, Ferdinand Elle (1612 - 1683), fils d'un portraitiste flamand, premier maître de Poussin, passa, dit-on un été à Boissise et séduit par la région se fixa à Orgenoy.

A la fin du XVII siècle, la terre de Boissise, unie à la baronnie de Seine-Port, passe aux mains de Jean de la Chapelle, financier, politique, écrivain (il entrera à l'Académie au siège de Furetière). Il s'entoure de grands bourgeois et de nobles de robe, dont beaucoup résident à Boissise-la-Bertrand. Jean Boron, greffier au Parlement, Nicolas Bongrand, officier du Roi, Nicolas de Fromont, Grand Audiencier de France, Charles Joubert, architecte à Paris. Ce Charles Joubert protègera deux jeunes orphelins, fils d'un vigneron de Boissise, Charles et François Michault. Ils deviendront l'un graveur et l'autre architecte, et ils resteront attachés à Boissise où les deux filles de Charles sont enterrées.


A la fin du XIXe siècle venant de Baltimore, George
Aloysius Lucas s’installe à Boissise.
Il dotera l’église de la plus grande partie de ses tableaux
dont « la charité » de Becker et « les pélerins d’Emmaus »
de Mathey. Lucas, collectionneur très averti reçoit chez lui,
rue Lainé, nombre de peintres :
Delpy, Boulanger, Damart, Wierz
et comme il affectionne particulièrement l’école de Barbizon,
on peut penser que certains piliers de cette école soient
venus poser leur chevalet sur les bords de notre Seine.

 

 

 

 

 

 


A l’écart de l’agitation des villes, Boissise-la-Bertrand garde son calme et les artistes continuent de s’y sentir comme chez eux.
Jean Paulhan y viendra s'éteindre. Lui qui avait tant voyagé, mourra auprès de sa compagne Dominique  Aury, écrivain elle aussi. Elle décédera à Boissise en 1999.
Lucie Faure, femme de lettre, écrira ses derniers romans dans son bureau face à la Seine dans l'Ermitage de Beaulieu, pendant que son mari, le Président Edgar Faure servira la politique française non seulement avec intelligence, mais avec verve et esprit.
Des peintres, il y en a, à Boissise-la-Bertrand quelques uns encore : Michèle Michaux dont l’expression abstraite est vigoureuse et accomplie ;  Monica Fagan, dont l’inspiration onirique se traduit par une œuvre qui se rattache aux surréalistes ; Lydie Baldy dont l’imaginaire l’amène aux frontières de l’abstrait en utilisant tous les facettes d’une technique maitrisée.

 



 

 

 

 

 

 

 

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